La Nature En Beaute


Qui n’a pas rêvé un jour de sa jeunesse ou de sa vie, de vivre un Safari… Qui n’a pas rêvé un jour de vivre en grandeur nature l’histoire du « Roi Lion » telle que Walt Disney a pu nous la faire découvrir, à moins que ce ne soit à travers sa parodie (Madagascar 2) ou la non moins célèbre pièce de Broadway. Qui n’a pas rêvé un jour de parcourir sans fin des étendues où animaux sauvages de toutes les espèces se côtoient en nombre infini...

Ames yeux, un seul pays au monde pouvait assouvir cette soif de découverte, d’émerveillement d’aventures : la Tanzanie et plus particulièrement ses parcs nationaux de la région du nord.

Depuis le début de ce nouveau millénaire, j’ai eu la fabuleuse chance de pouvoir parcourir plusieurs fois ces grands espaces : est-ce pour autant que j’en suis rassasié à ce jour ? Rien n’est moins sûr...

J’ai eu la chance de découvrir ces régions à des périodes différentes et la vie vous rappelle à sa réalité : si vous pensez pouvoir revivre la même chose d’une visite sur l’autre, il n’en est rien. A chaque nouvelle visite, la nature présente un visage différent et si vous pensez pouvoir revoir un lion, un guépard ou un léopard au même endroit que la fois précédente, cet espoir sera vain. Par contre, ces derniers vous surprendront par leur présence au détour d’un chemin resté sans « intérêt » la fois précédente.

Cependant une constante est là : leur foison…

Que dire, si ce n’est répéter à qui veut bien l’entendre que si vous êtes patient, que si vous vivez cette passion comme il se doit, vous aurez droit alors à apercevoir durant votre séjour guépards et léopards sans parler de la centaine de lions que vous serez inéluctablement amené à croiser. Je n’évoquerai pas le nombre incalculable de zèbres, gnous, antilopes, éléphants, girafes et autres…

Pour témoigner de cette beauté, de cette richesse, c’est à une promenade photographique que je vous convie tant il est vrai que pour rendre justice à sa diversité, à la richesse de sa faune et de ses paysages, à sa lumière unique, les images sont bien plus éloquentes que de longues phrases.

Si le mot « safari » signifie tout simplement en swahili « voyage », il est synonyme d’Afrique sauvage et d’aventure : le meilleur moyen pour nous d’en retirer le meilleur est de se déguiser en « chasseur » mais pas n’importe quel type de chasseur: en chasseur d’images avec tout ce que cela implique : patience, oeil averti, curiosité, aimer se lever tôt, ne pas hésiter à parcourir des kilomètres de savane et, bien entendu, un équipement adéquat: à ce stade, l’iPhone est à bannir (ne rigolez pas, nous l’avons vu...)

Et pour peu que vous tombiez sur un guide qui est convaincu de votre intérêt pour son pays et toute sa richesse tel qu’il nous a été donné de le vivre, alors votre séjour se transforme en véritable chasse au trésor, vous permettant d’immortaliser des scènes uniques qui resteront à jamais gravées dans votre mémoire.

C’est la Tanzanie sauvage dont il est ici question ; plus principalement celle de la région d’Arusha et du nord et de quatre des plus grandioses parcs nationaux qui existent au monde dans leur ordre de découverte (situés à une altitude moyenne entre 1100 et 1500 m): Celui de la rivière « Tarangire » abreuvant les plus grandes antilopes d’Afrique et réputé pour ses concentrations exceptionnelles d’éléphants. Il est également dominé en certains champs de baobabs. Il couvre une superficie de 2600 km² et est considéré à ce jour comme l’un des plus beaux refuges de vie sauvage du pays.

C’est d’ailleurs à cet endroit que nous avons pu assister à un match de football pas comme les autres. A l’arrivée à notre lodge, nous sommes alertés par des chants, des cris de supporters, la voix au micro d’un commentateur. Quelle ne fut pas notre surprise de nous retrouver nez à nez avec un match entre 2 équipes locales en plein coeur de la savane sur un terrain de latérite en pente… On ne vous parlera pas de la tenue plus que rudimentaire des 22 acteurs. Et si par hasard, le ballon est expédié hors des limites du terrain, un coup de trompette indique endroits par de véritables alors l’arrêt momentané de la partie et le remplacement du ballon perdu, ce dernier étant jugé en zone dite dangereuse car « sauvage ».

Celui également du « Lac Manyara » de taille assez modeste car ne couvrant que 325 km². Une seule route le parcourt autour du lac. Le parc est célèbre par sa végétation abondante et variée ; mais plus spécialement par ses lions qui ici se reposent dans les acacias.

Celui de la région du « Ngorongoro Conservation Area » avec pour point d’orgue son célèbre cratère, « caldera » d’un diamètre intérieur de 16 à 19 km (superficie de 265 km²), classé très officiellement parmi les trésors du patrimoine universel tant les espèces animales qu’il abrite sont nombreuses et naturellement protégées par un rempart de 600 m de haut couvert de forêt.

Le seul nom de ce cratère évoque à tout amoureux de nature qui a pu s’y rendre des souvenirs exceptionnels et inoubliables ; sans compter la magnifique vue que l’on découvre de la route qui borde le haut du cratère où sont également situés les lodges. Le fond du cratère, constitué de riches pâturages, de forêts et du lac sodé de Magadi, recense une concentration d’à peu près 30 000 gros mammifères résidants permanents.

Les bergers masaï profitent d’ailleurs de ces riches pâturages et conduisent leur troupea dans le cratère pour paître au milieu des fauves et autres animaux sauvages. Le Masaï n’a alors avec lui pour se défendre que son bâton de pèlerin, sa lance et son courage pour faire face aux assauts des fauves. Mais ces derniers ne les attaqueront pas car les craignant.

Celui du « Serengeti » : le nom de ce parc vient d’un mot masaï, « siringet », qui signifie « grand espace ». Ce nom recèle pour ceux qui l’ont visité toute l’émotion que l’on éprouve face à l’immensité de l’Afrique la plus
sauvage. Cette zone couvre environ 14 800 km² et nous offre - avec l’incroyable et massive migration des gnous - un des spectacles naturels les plus fascinants de la planète. Ce parc possède également la plus forte densité de félins au monde.

Nous faisons d’ailleurs une rencontre étonnante. A l’heure du café (6h30 du matin), à notre grande surprise nous tombons nez à nez avec une jeune lionne sagement allongée en haut de l’escalier en plein coeur de l’hôtel. Branle-bas de combat au sein du personnel quand nous leur faisons part de notre découverte… Apeurée, la je une lionne s’en est allée tranquillement. Notre guide nous a alors précisé que les jeunes fauves – si blessés ou malades – n’hésitent pas à se rapprocher de l’homme car se sentant alors en parfaite sécurité. Le côté cocasse était symbolisé par un panneau planté en contrebas indiquant à l’être humain « Please, do not walk beyond this point ».

Un peu plus loin, roulant tranquillement en pleine savane, nous sommes interpelés par l’apparition soudaine à l’horizon d’une, puis 2, puis 3 puis finalement d’une famille complète de lions (17 individus de toute taille et âges). Ils avancent dans la savane tels « les 7 mercenaires ». Spectacle grandiose que l’on suivra pendant plus de 2 heures car ils se sont tous retrouvés sur quelques rochers (kopje) pour y passer tranquillement la journée. Moment inoubliable car nous étions le seul véhicule sur place pour profiter de ce spectacle unique.

Entre les deux premiers vient s’intégrer le site d’Olduvaï (ou Oldupaï) : l’histoire de l’humanité s’y lit dans la pierre de cette gigantesque faille que constitue à cet endroit la Rift Valley (faille qui s’est ouverte lorsque s’est créée la Mer Rouge).

Il n’est pas impossible que cet endroit de l’Afrique soit le berceau de l’humanité, suite à la découverte d’un crâne vieux de 1 750 000 ans (australopithèque) en 1959 et de deux séries d’empreintes de pas datant de 3,6 millions d’années, découvertes en 1976 par Mary Leakey.

C’est la terre d’élection d’un peuple mythique qu’est le peuple Masaï.

La culture Masaï est fondée sur le mépris de la douleur, la maîtrise du corps et de l’âme, le  contrôle de ses instincts et un courage rare pour affronter les animaux sauvages qui partagent leur habitat. Quel étonnement d’ailleurs pour nous, touristes, de voir les Masaï traverser ainsi la savane d’un pas tranquille, armés seulement d’une lance et d’un bâton : le guide nous explique alors qu’un lion qui a eu à combattre les Masaï se souvient parfaitement de leur silhouette et ne se risquera pas à un nouvel affrontement.

La raison d’être du Masaï, la base de sa culture, sa richesse, ce qui régit son mode de vie, est le bétail. En effet, ils sont avant tout des pasteurs depuis que Dieu, Engaï, les a autrefois faits propriétaires de tout le bétail de la terre. Ils considèrent donc comme légal de faire de temps à autre des razzias sur les troupeaux des autres tribus, récupérant ainsi ce qui leur « appartient ». C’est la raison pour laquelle ces pasteurs semi-nomades sont aussi des guerriers, faisant curieusement cohabiter dans leurs traditions deux symboles antagonistes : le berger, symbole de paix, et le guerrier.

Une anecdote me vient d’ailleurs en tête. Sur le retour de notre périple, nous doublons un camion, lequel nous fait alors appel de phare sur appel de phare. Notre guide décide de l’attendre et après un bref échange en swahili, nous faisons demi-tour pour revenir à hauteur de l’endroit où nous l’avons doublé. Notre guide nous conseille de ressortir précipitamment notre équipement photographique définitivement rangé. Quelle ne fut pas notre surprise en découvrant, allongé sur le bord de la route ce très beau guépard en pleine zone de civilisation… mais ce dernier paraît soucieux et scrute l’horizon vers un jeune « berger » masaï d’environ 12 ans, en train de lui courir après pour le faire fuir afin de protéger son troupeau. Nous fûmes encore plus surpris de voir ce guépard détaler, effrayé par cet enfant.

L’harmonie de ce peuple avec la nature est parfaite : ils s’adaptent à toutes les conditions climatiques de leur pays : froid vif, chaleur intense, sécheresse ou trombes d’eau, tirant de leur environnement et de leur bétail
leur subsistance et tout matériau nécessaire à leur survie. Leur régime alimentaire se compose de lait et de sang, de viande, de graisse, d’écorces d’arbre et de miel. Nous aurions pu également évoquer plus longuement le mythe que représente le Mont Kilimandjaro – plus haut sommet africain avec ses 5895 m – coiffé de ses neiges éternelles et lieu privilégié de son célèbre « trekking », les plages de sable blanc qui longent la côte est de ce pays, l’île de Zanzibar, etc…

Hakuna matata !

Nothing Is More Beautiful Than Nature Itself: Version Anglaise

Rédacteur :  François Elziere
Photographe : Marie-Andrée Simon

Lire LMS News - Le Magazine de Sophia Antipolis - Numero 45 - Mars, Avril, Mai 2011 - Tanzanie : des paysages grandioses

Pour organiser votre séjour, vous pouvez contacter : « Antilope & Predator »
SAFARINA MUZIKI P.O.box 2428, Arusha, Tanzania
Tel :+255787030806
Site : www.safarinamuziki.com
E-mail : jackiemalapel@gmail.com ; kazenmrikaria@hotmail.com

Kazeni est également un chanteur/imitateur connu et reconnu dans son pays : http://fenotte2003.com/Kasani.aspx

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