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La tolérance et la Coopération Sont Elles Possibles


À droite, Shadi Toloui-Wallace accompagnée de Shidan, sa mère, lors du concert d

Le Parlement mondial des religions lance un appel à la tolérance. Melbourne, Australie, publié le 24 décembre 2009 - Comment le dialogue interreligieux et la liberté religieuse peuvent-ils prospérer alors qu’une religion refuse de reconnaître à une autre son statut ? La tolérance et la coopération sont-elles possibles uniquement entre personnes qui partagent la même vision du monde ? (Voir  ci-dessous l'invitation vidéo au Parlement mondial des religions du 3 au 9 décembre 2009)

Au centre, Moojan Momen, venus de Grande-Bretagne, ont dirigé une session consacrée aux structures nécessaires à l’établissement de la paix, de la cohésion sociale et de la justice. À gauche, Arini Beaumaris, appartenant à la communauté bahá’íe australienne intervient lors d’une session - BWN ServiceAu centre, Moojan Momen, venus de Grande-Bretagne, ont dirigé une session consacrée aux structures nécessaires à l’établissement de la paix, de la cohésion sociale et de la justice. À gauche, Arini Beaumaris, appartenant à la communauté bahá’íe australienne intervient lors d’une session - BWN ServiceCes questions ont été posés par une représentante de la communauté bahá’íe australienne lors d’une session du Parlement mondial des religions, qui a été clôturé après une semaine de conférences, débats, programmes dévotionnels et présentations artistiques.

Mme Natalie Mobini a en effet développé ces remarques dans une intervention de 30 minutes au cours de la cinquième journée du Parlement et lors d’une session concernant les conflits et les persécutions qui endeuillent le Myanmar, la Thaïlande et l’Iran.

Évoquant les origines du mouvement interreligieux – en particulier le premier Parlement des religions réuni en 1893 – Mme Mobini a précisé que son principal organisateur imaginait « qu’il avait émancipé le monde du fanatisme ».

"Le mouvement interreligieux est, aujourd’hui encore, inspiré par une vision d’un monde dans lequel les membres des différentes religions sont invités, non seulement à la tolérance et au respect les uns vis-à-vis des autres, mais aussi à collaborer en apportant leur concours au progrès social, a-t-elle expliqué. En même temps, dans le monde tel que nous le connaissons, les ravages de l’intolérance religieuse continuent à faire peser sur le progrès et le bien être de l’humanité, des menaces plus sérieuses que celles jamais rencontrées dans l’histoire. »

Différentes traditions religieuses étaient représentées au Parlement - BWN ServiceDifférentes traditions religieuses étaient représentées au Parlement - BWN ServiceMme Mobini pose la question de savoir comment le mouvement interreligieux peut encourager le respect mutuel et la coopération parmi les membres de toutes les religions et croyances. Elle s’inquiète de la possibilité d’établissement d’un dialogue alors qu’une religion tente d’en discréditer une autre en raison de leurs différences théologiques fondamentales. Dans le cas de l’Iran, l’emprisonnement des dirigeants de la communauté bahá’íe, la profanation de leurs cimetières et la destruction de leurs lieux sacrés sont les conséquences de telles prises de position.

Faisant référence au gouvernement islamique iranien qui refuse le statut de religion à la foi baha’ie, Mme Mobini pose la question : « La situation n’a-t-elle pas été la même que celle engendrée dans le passé par le christianisme qui déniait à l’islam le statut de religion ? Et quand l’administration étatique est utilisée pour éliminer cette religion, le défi rencontre des visées plus précises. Les vies perdues pendant les croisades mettent en évidence les préjugés qui sous-tendaient les points de vue chrétiens vis à vis de l’islam dans les siècles passés, le christianisme n’ayant pas accepté l’islam comme une religion divine. Malgré cela, aujourd’hui, les chrétiens sont capables de surmonter cette intolérance, sans compromission vis-à-vis de leurs croyances théologiques, et de s’engager dans un dialogue avec les musulmans, l’esprit ouvert. La leçon est bonne à prendre pour le monde ! », affirme-t-elle.

Mme Mobini a donné également des exemples de dirigeants religieux de confession musulmane ou autres, qui ont développé un dialogue et des collaborations respectueuses malgré les différences théologiques.

Gary Sterling chante un passage des Écrits de Bahá’u’lláh lors des cérémonies d’ouverture du Parlement. (Photo Raphael Dere) - BWN ServiceGary Sterling chante un passage des Écrits de Bahá’u’lláh lors des cérémonies d’ouverture du Parlement. (Photo Raphael Dere) - BWN ServiceElle pose la question : « Chacun d’entre nous ne devrait-t-il pas chercher à découvrir, dans le cadre particulier de ses croyances, les moyens d’oublier toute idée d’exclusion et collaborer avec les membres des autres religions, détenteurs de croyances différentes ? »

Et d’ajouter en ce qui concerne l’Iran le fait que la foi bahá’íe ne sollicite pas de reconnaissance « divine » dans son origine ; « mais simplement l’acceptation de son existence et la protection des droits de ses membres. »
En réponse à une question concernant les actions qui pourraient être entreprises individuellement en vue de combattre ces abus aux droits de l’homme, elle souligne que le soutien des mouvements interreligieux est très appréciable. Elle ajoute que le changement des points de vue commence au niveau des simples citoyens et encourage chacun à transmettre à sa communauté l’esprit régnant au sein du Parlement.

Du 3 au 9 décembre, plus de 5000 personnes issues de 80 pays ont participé au Parlement. Environ 70 membres de la communauté bahá’íe ont joué un rôle actif dans ses délibérations, intervenant dans les débats engagés avec les membres d’autres religions, bouddhisme, christianisme, judaïsme, hindouisme et islam ainsi qu’avec des personnes appartenant à des croyances et traditions indigènes.

« Il semble évident que de plus en plus de personnes commencent à concevoir que la vérité sous-jacente à toutes les religions est d’essence unique, explique Mme Mobini. C’est le défi qui nous est proposé ici et à tous ceux qui désirent dépasser l’intolérance et la haine religieuse : comment vivre au niveau d’une « règle d’or » présente au cœur de chaque religion mondiale, qui nous invite à traiter les adeptes d’autres croyances, comme nous souhaiterions être traités nous- même. »

Source:  Actualités bahai.fr   /  BWN Service: news.bahai.org/

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