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Bouc Emissaire


Bouc Emissaire

13 janvier 2010 - Amnesty International a exhorté les autorités iraniennes à libérer sept membres de la minorité religieuse baha’i qui semblent faire actuellement l’objet d’un « procès pour l’exemple » à Téhéran sur la base de fausses accusations. Ces cinq hommes et deux femmes, qui ont été arrêtés il y a près de deux ans, pourraient encourir la peine de mort s’ils sont reconnus coupables de chefs d’inculpation parmi lesquels « espionnage pour le compte d’Israël », « insultes au caractère sacré d’une religion » et « propagande contre le régime ».

« Ces sept personnes sont des prisonniers d’opinion, car elles ne sont détenues qu’en raison de leurs convictions ou de leurs activités pacifiques en faveur de la communauté baha’i, qui est persécutée, et elles doivent être libérées immédiatement et sans condition », a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

Le procès de ces sept baha’is, qui avait été reporté à trois reprises depuis leurs arrestations, entre mars et mai 2008, a débuté lors d’une audience qui s’est déroulée à huis clos ce mardi 12 janvier devant un tribunal révolutionnaire.

Leurs avocats – qui peuvent rarement rendre visite à leurs clients – se sont vu dans un premier temps refuser l’accès à la salle d’audience, mais ont finalement réussi à convaincre les fonctionnaires du tribunal de les laisser entrer.

Les autorités iraniennes reprochent aux baha’is, de même qu’à d’autres groupes, d’avoir orchestré une grande partie des troubles qui ont eu lieu lors de la fête religieuse de l’Achoura, en décembre. Au moins 13 baha’is ont été arrêtés à leurs domiciles à Téhéran depuis ces manifestations.

La communauté baha’i nie toute implication dans ces événements et a réfuté les déclarations des autorités indiquant que des armes à feu avaient été trouvées chez les personnes arrêtées.

« Les autorités cherchent à faire de la minorité baha’i un bouc émissaire pour les récents troubles, alors qu’aucun élément ne montre qu’elle y ait participé, a ajouté Hassiba Hadj Sahraoui. Les autorités doivent permettre les manifestations pacifiques des personnes qui ont une opinion divergente, et non enfermer sans raison valable celles qui ont une autre religion que la leur ».

Iran : des membres d’une minorité religieuse font l’objet d’un « procès pour l’exemple »

mis en ligne vendredi 15 janvier 2010 par jesusparis

Amnesty International a exhorté les autorités iraniennes à libérer sept membres de la minorité religieuse baha’i qui semblent faire actuellement l’objet d’un « procès pour l’exemple » à Téhéran sur la base de fausses accusations.

Ces cinq hommes et deux femmes, qui ont été arrêtés il y a près de deux ans, pourraient encourir la peine de mort s’ils sont reconnus coupables de chefs d’inculpation parmi lesquels « espionnage pour le compte d’Israël », « insultes au caractère sacré d’une religion » et « propagande contre le régime ».

« Ces sept personnes sont des prisonniers d’opinion, car elles ne sont détenues qu’en raison de leurs convictions ou de leurs activités pacifiques en faveur de la communauté baha’i, qui est persécutée, et elles doivent être libérées immédiatement et sans condition », a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

Le procès de ces sept baha’is, qui avait été reporté à trois reprises depuis leurs arrestations, entre mars et mai 2008, a débuté lors d’une audience qui s’est déroulée à huis clos ce mardi 12 janvier devant un tribunal révolutionnaire.

Leurs avocats – qui peuvent rarement rendre visite à leurs clients – se sont vu dans un premier temps refuser l’accès à la salle d’audience, mais ont finalement réussi à convaincre les fonctionnaires du tribunal de les laisser entrer.

Les autorités iraniennes reprochent aux baha’is, de même qu’à d’autres groupes, d’avoir orchestré une grande partie des troubles qui ont eu lieu lors de la fête religieuse de l’Achoura, en décembre. Au moins 13 baha’is ont été arrêtés à leurs domiciles à Téhéran depuis ces manifestations.

La communauté baha’i nie toute implication dans ces événements et a réfuté les déclarations des autorités indiquant que des armes à feu avaient été trouvées chez les personnes arrêtées.

« Les autorités cherchent à faire de la minorité baha’i un bouc émissaire pour les récents troubles, alors qu’aucun élément ne montre qu’elle y ait participé, a ajouté Hassiba Hadj Sahraoui. Les autorités doivent permettre les manifestations pacifiques des personnes qui ont une opinion divergente, et non enfermer sans raison valable celles qui ont une autre religion que la leur ».

Iran : des membres d’une minorité religieuse font l’objet d’un « procès pour l’exemple » - Amnesty International

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